LA MÉTHODE SUÉDOISE

I. MESSAGE À L’UTILISATEUR

Ceci est un mémento de l’étude biblique d’édification, destiné aux gens qui sont déjà nés de nouveau. L’objectif consiste à s’appliquer à l’approfondissement de la foi des participants, à leur croissance à l’image de Christ.

Ce mémento expose brièvement la méthode suédoise. La démarche est celle de questions invitant à des discussions. Une telle approche permet d’aborder le texte soi-même ou avec d’autres en petits groupes (en famille, dans les cellules ou communautés de maison, dans les cellules des GBU, etc.). On trouve cependant beaucoup d’intérêt à faire l’étude par groupe de 3 à 7 personnes sous la conduite d’un animateur.

Le rôle de l’animateur consiste à coordonner et à orienter les discussions pour qu’elles soient efficaces. Pour jouer pleinement ce rôle, il s’emploie à obéir aux dix (10) commandements s’y afférent :

  1. Tu écouteras ton prochain comme toi-même.
  2. Tu mèneras sérieusement l’étude sans te prendre trop au sérieux.
  3. Tu aideras les autres à entrer dans le texte.
  4. Tu ne monopoliseras pas la parole.
  5. Tu feras circuler la parole et relanceras les idées au groupe.
  6. Tu ne permettras pas que l’on se moque de l’opinion ou de l’ignorance de quiconque.
  7. Tu faciliteras la prise de parole des timides.
  8. Tu aideras les bavards à la laisser à d’autres !
  9. Tu feras preuve d’humour quand ce sera nécessaire.
  10. Tu te délecteras de la parole (de Dieu) et la savoureras avec les autres !

De la sorte, chacun est amené progressivement à entrer dans le texte, et y puiser des trésors inestimables de la parole de Dieu, pour son développement holistique, on va dire intégral. Ainsi tire-t-on le meilleur profit de l’étude d’un texte biblique, par l’application de la méthode suédoise.

II. LA MÉTHODE SUÉDOISE

C’est une méthode réellement d’origine suédoise. On l’a nommée d’abord la méthode Västeras, d’après la ville où elle a vu le jour. Elle s’est rapidement répandue ailleurs dans le monde. C’est un outil d’emploi facile. Elle aide à savoir quoi chercher, à encourager une réponse active au texte, à réfléchir sur la pertinence du texte (LUM 2002, pp. 10-11).

D’aucuns l’appellent la méthode du partage suédois avec symboles. Ils la considèrent comme plutôt adaptée aux enseignements de Jésus (surtout les paraboles) et à certaines sections des épîtres. Exemples : Matthieu 20/1-16 ; Luc 7/36-50 ; Éphésiens 2/13-20 (MALLISON 2000, pp. 201-202).

La feuille-guide à la page suivante donne des consignes à suivre pour l’application de la méthode. Elle permet aux participants de se mettre à l’écoute du texte grâce au langage des signes ou des symboles. L’animateur en fait une copie pour chaque participant à l’étude. Il explique les différents signes ou symboles portés sur la feuille, et s’assure que chacun a sa Bible. Il fait faire la lecture du passage indiqué et lance le travail personnel.

2.1. Le travail personnel

En trente (30) minutes, chaque participant fait un travail personnel en silence, en suivant les indications portées sur la feuille-guide. Il porte la référence du verset à côté des symboles et en fait un bref commentaire dans la case correspondante. L’animateur fait passer ensuite au travail en groupe.

2.2. Le travail en groupe

2.2.1. Mise en commun

On prend quarante (40) minutes pour la mise en commun. Les participants se prononcent à tour de rôle sur ce qu’ils ont fait par rapport au premier symbole, puis on passe au suivant. L’animateur peut le faire en premier pour encourager les autres.

On peut noter au tableau ou sur une grande feuille de papier les principales remarques faites par les participants. Une discussion générale peut s’en suivre. Un moment de prière aussi.

2.2.2. Résolutions et prière

Pour la prière, on partage avec les autres les résolutions prises : ce qu’on compte faire, quand et comment le faire. L’animateur fait le premier pas pour en donner l’exemple.

Par la suite, on peut prier chacun en silence ou à haute voix pour le besoin exprimé par le voisin ou la voisine de gauche. Au total, vingt (20) minutes suffisent à couvrir cette partie décisive de la fin.

La méthode suédoise nous aide énormément à prêter attention à certains détails du texte qui nous échappent souvent très facilement.

 

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

  • BARKA KAMNADJ, Étudier la Bible soi-même et avec d’autres, Polycopié de formation de formateurs à l’étude biblique, août 2009, 41 p.
  • LUM Ada, Idées Créatives (pour des Études Bibliques Dynamiques), GBUAF, Abidjan, 2002, 25 p.
  • MALLISON John, Animation et gestion des groupes dans l’Église, (Guide pratique), Éditions Farel, Marne-La-vallée, 1ère éd., 2000, 272 p.
  • BARKA KAMNADJ, Consultant aux GBUAF pour l’étude biblique